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Que faire en Papouasie Indonésienne : immanquables et lieux secrets pour ton voyage

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Que faire en Papouasie Indonésienne : immanquables et lieux secrets pour ton voyage
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Que faire en Papouasie Indonésienne ?

Pourquoi tu vas là-bas ? Que faire en Papouasie indonésienne ? C’est ce que les gens me disaient quand je parte dans cette destination très peu connue et encore moins des touristes ! C’est vrai que la Papouasie a été le voyage le plus difficile psychologiquement et physiquement que j’ai jamais fait de ma vie. Mais c’est aussi celui qui m’a le plus apporté. Je vais te dire pourquoi et comment dans cet article !

Il faut dire que la Papouasie indonésienne est l’opposé d’un voyage à Bali. Ici les conditions sont vraiment roots et plus authentique que ça, c’est compliqué à trouver de nos jours.

Si tu veux vivre une aventure qui va te marquer pour le reste de tes jours, je vais te précisément ce qu’il faut faire !

Toutes les vidéos de mon voyage en Papouasie indonésienne sont à la fin de l’article 

 

assure en trek en papouasie

La Papouasie indonésienne : pour mieux comprendre cette région

La Papouasie est une grande île composé de 2 pays

Les colons sont arrivés il y a quelques siècles sur cette île et ont tracé un grand trait tout droit en son milieu pour se la partager. De là est né, Papua qui est une région administrative d’Indonésie et La Papouasie Nouvelle Guinée qui est un pays indépendant.

Côté Papouasie Nouvelle Guinée, c’est clairement chaud et dangereux. L’esprit tribal et guerrier est encore très présent et il ne faut surtout pas s’aventurer seul sans guide quelque part sous peine de ne retrouver avec une flèche entre les deux yeux. C’est comme ça, c’est à l’ancienne et l’alcool que les colons ont importés n’arrangent rien !

Côté Papouasie indonésienne, en revanche, les curés ont évangélisé et pacifié toute la région durant les deux siècles qui nous précèdent. Je suis clairement contre ce type de pratique mais j’ai été très surpris d’entendre de la part des locaux qu’ils apprécient beaucoup les curés évangélisateurs pour avoir rendu leur quotidien sûr et sans danger….ce que je peux comprendre. Savoir que tu peux mourir n’importe quel moment dès que tu t’éloignes de quelques centaines de mètres de ton village, ça doit mettre la pression !

Tu comprends maintenant pourquoi j’ai choisi (et te conseilles) la Papouasie indonésienne si tu souhaites découvrir la culture Papou.

village papou vallee du baliem papouasie

Jayapura

C’est la ville dans laquelle tu devrais arriver en avion. Si tu étais déjà en Indonésie, prends un vol Jakarta-Jayapura. Sinon, au départ de la France, le mieux est de rallier Jakarta depuis Paris.

Si tu atterris en juin, tu auras peut-être la chance comme moi de tomber en plein milieu d’un festival de danses ethniques Danau Sentani . Toutes les éthnies Papoues des environs sont en compétition et chacun présente au public sa danse, ses costumes et ses chants traditionnels. Un défilé incroyable de couleurs, de peintures corporelles, de plumes, de feuilles… 

Profite de te balader dans la ville pour rencontrer du monde. Peut-être qu’un(e) locale qui parle un peu anglais pourra t’aider à communiquer avec les guides locaux. Grâce à une habitante, j’ai pu aller faire un tour sur le lac Sentani en bateau et admirer les montagnes au loin qui me faisaient envie.

Jayapura, c’est aussi l’occasion rêvée de faire le plein de matos et de nourriture pour ton trek. Eh oui, parce que si tu cherches que faire en Papouasie Indonésienne le trek dans la jungle s’impose. C’est un grand classique, de même que la randonnée à cheval en Mongolie ou le tour en scooter à Bali ! Etant donnée l’humidité ambiante et permanente dans la jungle, il va te falloir une tente, de bonnes chaussures et un poncho. Pour ce qui est des moustiques, ils te laisseront tranquille dans les montagnes mais près des côtes, tu pourrais être embêté(e). Un bon répulsif, des manches longues le soir et surtout un traitement anti-palu ne seront pas de trop ! (il est très présent dans la région malheureusement, donc n’oublie pas ton traitement).

Le trek est le seul moyen de découvrir la culture et la quotidien des Papous car c’est la seule façon de rejoindre les villages dans la forêt

Voyage en Papouasie

Wamena : préparer le trek

Un vol intérieur plus loin, te voilà à Wamena, en plein cœur de la Papouasie Indonésienne. Je te conseille le cybercafé du coin, lieu de rencontre informel des touristes. Là, tu pourras aller à la pêche aux bonnes infos et aux conseils pour t’embarquer dans un trek. Ceux qui reviennent d’une expédition pourront t’orienter vers de bons guides. J’ai bien apprécié les services de Justinius Dabi, le président de l’association des guides locale. C’est une sacrée personnalité (clairement filou) mais il connait très bien son sujet et te livrera de précieuses adresses. Une dernière chose : quand on cherche que faire en Papouasie Indonésienne ou même ailleurs en Asie, on a tendance à oublier le maître mot : négocier !

Les guides ont pour habitude de t’annoncer des prix exorbitants. Déjà que le pays est assez cher, il ne manquerait plus que tu acceptes comme ça ! Au contraire, il ne faut pas se laisser faire et tenter de tirer le prix vers un montant raisonnable. Compte par jour : 30€ environ pour le guide à diviser par le nombre de participants, 10€ pour un porteur et 7€ pour un cuisinier.

Pour ce qui est du choix du guide, prends ton temps. Tu peux facilement t’offrir une journée de recherche et de comparaison des prix. Ensuite, il est même possible d’effectuer un galop d’essai sur une journée avec le guide que tu as retenu. Ca va te permettre de vérifier que le courant passe bien et que vous vous comprenez. Vous partez quand même pour plusieurs jours…

Personnellement j’ai pris 3 jours une fois arrivé à Wamena pour prépaprer mon trek de 12 jours en Papouasie : rencontrer des guides, négocier et les prix et préparer l’itinéraire avant de partir. Je suis parti 12 jours car c’était le maximum de temps que j’avais sur place une fois tous les jours de préparation utilisés. Au total, je suis resté 3 semaines sur place au mois de juillet. 

Que faire en Papouasie

Trek en Papouasie Indonésienne : le grand départ

Un peu de préparation

C’est parti pour 12 jours dans la jungle de la Vallée du Baliem ! Au programme, jungle épaisse, cols entre 1000 et 3000 mètres d’altitudes, boue et pluie. Je suis parti avec un guide et un porteur. Eux marchent pieds nus sans aucun problème mais toi, j’espère que tu as prévu de quoi enfiler les kilomètres dans de bonnes conditions ! En effet, le sol est glissant comme une patinoire à cause de la pluie et ton sac sera lourd. Si tu es en tour du monde, ce sera tout ton barda que tu emporteras avec toi. Un petit tri avant de démarrer le trek serait peut-être bienvenu… 

A quoi s’attendre ?

Les arrêts du soir se font dans des villages, chez les locaux. Compte 5 à 10 euros pour chaque soir où ils t’accueilleront et te nourriront. Le reste des repas que tu prendras dans la journée proviendra des provisions emportées. Tu peux compter environ 100 euros de nourriture pour une dizaine de jours. Pense à prévoir un bon budget cigarettes pour offrir aux villageois (grands consommateurs).

Les haltes le soir sont un bon moyen de faire connaissance avec les habitants. Ils se montrent très chaleureux même s’ils ont tendance à être un peu timides. C’est aussi l’occasion de te reposer. Un feu et des sourires seront sûrement très agréables après une journée à crapahuter dans la montagne pendant 4 à 7 heures. Avec des côtes en permanence et des sommets à 3000 mètres, chaque mouvement devient un véritable effort. Eh oui, il y a moins d’oxygène à cette altitude et l’humidité n’aide en rien !

Yesaya sur un tronc vallée du Baliem Papouasie
Hutte papou vallée du Baliem Papouasie

Trek en Papouasie Indonésienne : premier contact avec la jungle

En Papouasie Indonésienne, la faune est assez peu présente mais la flore te réserve quelques jolies découvertes.

La végétation

La végétation n’est pas forcément très diversifiée mais elle est assez surprenante au premier abord. Bienvenu(e) dans le domaine des herbes plus hautes que toi, des arbres et des lianes immenses… En cherchant que faire en Papouasie Indonésienne, tu as peut-être eu envie de te la jouer aventurier(ère) mais là, tu vas te contenter de regarder où tu mets les pieds, c’est déjà beaucoup. Le guide se chargera de la route. En effet, le chemin n’est pas toujours clairement défini et même quand il l’est, la forêt a vite fait de le recouvrir. Pense à avoir avec toi un coupe-coupe acheté à Jayapura. 

Séance acrobaties en prévision : la traversée d’un amas de branchages, debout sur un tronc… mouillé. Si tu as une vie d’équilibriste derrière toi, ça ne te posera pas de souci, sinon ne fais pas trop le/la malin/e et vas-y doucement. Au détour d’un tronc, tu pourras aussi apercevoir une jolie orchidée. Quand j’y étais, elles n’étaient pas en fleur mais tu les verras peut-être.

Les alentours

Parfois, quand la jungle s’écarte un peu, elle dévoile de longues barres rocheuses et quand tu vois la hauteur… tu comprends pourquoi tu as autant de mal à monter les côtes ! L’île sur laquelle cohabitent les deux Papouasie se trouve pile sur la limite de la plaque pacifique. Dans cette partie de l’île, des montagnes donc, mais pas de volcans en vue. Si tu veux en voir, il faudra plutôt aller sur d’autres îles

Enfin, sache qu’il pleut presque tout le temps ici. Je crois que tu l’avais compris d’ailleurs. Par contre, la pluie ne te rafraîchira pas : à cause de la chaleur permanente, la pluie est… chaude, elle aussi.

alex patoge dans la boue vallée du Baliem Papouasiealex patoge dans la boue vallée du Baliem Papouasie
vallée du baliem papouasie pont suspendu en cordage

Trek en Papouasie Indonésienne : quand ça fait mal…

Le trek fatigue. C’est autant une épreuve physique que mentale.

Les épreuves du trek

Les guides ont une condition physique bien supérieure à la tienne et ils connaissent parfaitement leur environnement. Toi, tu risques d’en baver par contre. La Papouasie Indonésienne se mérite. Si le simple mot SPORT te fais grincer des dents, oublie le trek !

Au bout de 4-5 jours, j’étais déjà à bout de forces alors qu’il restait encore du chemin. On marchait beaucoup, avec de gros dénivelés, peu d’air en altitude, un taux d’humidité et une chaleur inimaginables. La fatigue a vite commencé à se faire sentir. En plus de ça, j’ai eu quelques soucis de santé : un début d’infection au pied, une tourista, des crampes. Tout cela à porter pendant les ascensions de la journée transforme le trek en une véritable épreuve mentale. Ce n’était peut-être pas ce à quoi tu t’attendais en te demandant que faire en Papouasie Indonésienne mais c’est un aspect non négligeable du périple.

Surpasser les difficultés

Pendant le trek, il faut se concentrer sur le présent et oublier le confort occidental. Sinon on se focalise sur ce qu’on perd au lieu d’accorder de l’importance à ce qu’on découvre. Tu vas découvrir un pays, une culture et toi-même. Il y a fort à parier que ce trek ne sera pas qu’un voyage en Papouasie Indonésienne. Ce sera aussi un voyage intérieur, surtout si tu es parti seul(e) avec le guide.

N’hésite pas pour autant à le solliciter pour faire un jour de pause si tu es en trop mauvaise forme. Yesaya (mon guide) a préféré s’arrêter un jour au pied d’un torrent quand il a vu ma tête. Grand soleil, plein de papillons, quelques araignées magnifiques et du repos, c’est tout ce dont j’avais besoin. On a juste marché un peu pour arriver au village qui nous accueillait.

marmitte sur le feu vallée du Baliem Papouasie

Trek en Papouasie Indonésienne : les derniers jours

Petite nostalgie à la fin du trek mêlée au soulagement d’être arrivé…

Le dernier jour de marche pour moi a été parfaitement représentatif du reste du trek. 7 heures de marche, aucune zone de plat et des chemins à peine visibles.

Le retour au bercail se fait en 4×4 Sauf que rouler dans la boue, c’est un peu comme rouler sur la neige sans pneu neige. Il a fallu l’aide des villageois pour que notre pick-up monte la côte. Au total, 7 heures de route qui te baladent la colonne vertébrale dans tous les sens avant le retour à Wamena. 

retour en 4x4 treck vallée du Baliem Papouasie 2
village papou vallée du baliem papouasie

Le bilan de mon séjour

Le pays

Se rendre en Papouasie Indonésienne, c’est faire un voyage vers un endroit d’un autre temps. On se sent très rapidement dépaysé. Les villages sont encore ravitaillés par de petits avions, il n’y a presque pas d’électricité. Dans les petits villages au milieu de la jungle, tout le monde se retrouve autour du feu pendant les repas. Les Papous sont très accueillants et très gentils malgré leur timidité.

Par contre, si tu cherches que faire en Papouasie Indonésienne pour un petit budget, attends-toi à tomber de haut. Le pays n’est pas vraiment abordable pour les petites bourses. Pour une nuit, même dans un hôtel miteux, tu en auras pour 20 euros. Les vols intérieurs te reviendront eux entre 45 et 80 euros. D’ailleurs, ils sont à réserver sur place car le système informatique est un peu à l’ancienne ici. Toutefois, si tu tiens à visiter cette partie de la Papouasie, préfère les bus locaux pour faire tes trajets entre l’aéroport et les villes. Ils te reviendront bien moins cher que le taxi.

Par ailleurs, je te conseille de rester sur place minimum 3 semaines. Ca te donnera le temps de découvrir et de faire un trek. Pense à demander un visa de 2 mois si tu veux rester plus longtemps. Autre formalité administrative : passer au commissariat pour faire faire ton permis de déplacement. C’est gratuit et normalement, ça ne te prendra pas plus d’une heure. Ensuite, ton guide de trek s’occupera de le faire tamponner dans les villages.

Le trek

Il y a différentes régions dans lesquelles tu peux partir faire un trek. La Papouasie indonésienne offre une incroyable diversité culturelle. Sur le territoire, on retrouve pas moins de 250 groupes de langues différents. Pour aller rencontrer les ethnies Dani, Yalis et Lanis, il faudra que tu partes dans la Vallée du Baliem. Par contre, si tu préfères découvrir les modes de vies des Korowais et des Asmats, il te faudra gagner le Sud de l’île. Ce sont néanmoins des expéditions plus coûteuses.

Le trek a été une incroyable aventure à la rencontre des peuples papous. Elle a été difficile à surmonter autant physiquement que mentalement. On a l’impression de tomber presque tout le temps à cause des chemin détrempés, on se sent moite, on ne prend pas de douche (à part un petit bain dans un torrent). Je n’ai pas été très loin de la rupture pendant plusieurs jours. Le trek est à éviter si tu as des problèmes respiratoires ou cardiaques étant donné les efforts importants qu’il demande. Sache quand même que tu peux demander à ton guide d’adopter un rythme plus souple.

Ne t’attends pas à voir une faune et une flore exceptionnellement riches se déployer sous tes yeux. Il y a assez peu de grands animaux et les paradisiers disparaissent progressivement. En cause, la chasse car leurs plumes sont très prisées pour fabriquer des coiffes vendues aux touristes. Cependant, si tu es adepte des voyages au plus près de la nature, vole découvrir la Papouasie Indonésienne au plus vite. En effet, la déforestation avance à un rythme affolant. Bientôt, il sera peut-être trop tard pour faire des treks dans les forêts préservées que j’ai eu la chance de parcourir.

1 Comment

  1. Supers vidéos! J’en rêve depuis longtemps de la Papouasie. Une culture unique! Dommage par contre que tu ne mentionnes pas la politique indonésienne sur place, avec un petit lien vers Free West Papua. On parle quand même d’un pays littéralement volé (les colons néerlandais souhaitaient que la Papouasie ne soit qu’un seul pays, les indonésiens en ont décidé autrement et ont envahi l’île), du plus grand génocide du 21ème siècle (des centaines de milliers de papous tués par l’armée indonésienne), qui continue, de journalistes emprisonnés, de meurtres, kidnappings, tortures, etc.

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